un poeta dell'Uruguay

Poesie - Oscar Tortorella - 1

Le poesie di Oscar Tortorella, poeta uruguayano di nonni italiani, in giro per il mondo

Genera segnalibro - Condividi

poème 11/08/12

ce matin je fais les poubelles comme les chiens vagabonds
dans l’espoir d’y trouver quelque nourriture essentielle
je n’ai même plus faim
je fais ça par habitude
ronger un os ça fait oublier la défaillance des forces
ça me ramène à mon enfance où je triturais mes jouets pour me sentir puissant
ce matin? ce matin c’est tous les matins…

Nato a Paysandú  (Uruguay ) il 2 Febbraio 1944,Oscar Tortorella ha realizzato degli studi di scienze e lingue in Uruguay e in Francia.
Nel anno 1973 ha viaggato a quest’ultimo paese come borsista dell’ambasciata Francese. Ha soggiornatto nelle cittá di Besançon e Rouen fino all’anno 1985. Nel 1982 la casa editrice "Banda Oriental" publicò il suo primo libro di poemi intitolato "La palabra - El Exiliado". Il poeta scrive tanto in Spagnolo quanto in Francese – la sua seconda lingua. Ha pubblicato anche “Poemagia” e “Haillons de rêve”-quest’ultimo in Francese è stato distribuito in Francia. Inoltre i sui poemi sono anche apparsi in giornali, riviste e quaderni fotocopiati e sopratutto sono stati diffusi in serate poetiche in cui si coniugano la musica e altre forme di espressioni artistiche. L’autore  s’è anche dedicato all’insegnamento del Francese e della Fisica in Uruguay e ha insegnato lo Spagnolo in diverse città della Normandia.


je suis devenu Français de par ma langue, Uruguayen aussi de par ma langue
est-ce qu’il y a eu vraiment naissance, à part le mot nationalité de même racine? je suis étranger partout, même dans ma piaule où ces mots saignent comme une fuite du plafond…
et voilà que les voyages du soleil continuent d’éroder mes pas, je deviens peu à peu une ombre de ce globe inconnu, de ce cerf-volant qui a pris feu grâce à nos espoirs…
mais pourquoi ces propos si déprimants?
il faut que je crois quand même à quelque chose
au moins au pile ou face de mes envols et mes rechutes!

ô magie des mots, magie de la musique
magie des sons que je combine à ma guise au fur et à mesure qu’ils dégoulinent de ma bouche
je dois au moins croire à ce don
à ce miracle de trouver un os à ronger chaque jour!

the end



Ruben. Foto di Yves-Marie Hue

poèmes en prose 13/08/12

absorbe avidement l'énergie de ce soir
elle suinte des murs invisibles en douces vibrations, du coeur des soleils éternels
ne la répands pas dans les cloaques de la ville
dans les pulsions de ton corps en rut qui rampe sur les toits comme une limace qui se déguise en clair de lune
nourris-toi du miel blond de la ruche cachée
de la sève bleue qui régénère les aubes
quel est ton Dieu? quelle est ta magie?
l'Alprazolam synthétisé dans les sanctuaires des alambics?
ton propre sperme poussé vers le haut -ou vers le bas-par des torrents de caféine?
tu as renié la force authentique
mais ce soir elle revient, à portée de tes lèvres!

14/08/12

 être un mendiant d'amour ou d'amitié? c'est peut-être pire que de lécher des excréments...assume les absences que tu as creusées toi-même autour de toi, sans le faire exprès peut-être, mais n'empêche qu'elles sont là comme des crevasses...ton portable est bourré de numéros de téléphone mais à l'autre bout tu n'entends que des signaux électriques, des succédanés des voix que tu désires entendre...assume l'isolement où tu as gardé tes phobies et ta faiblesse...tâche d'y puiser une force nouvelle pour défoncer les portes verrouillées derrière lesquelles gémit encore l'espoir...montre-toi...peut-être les Humains reconnaîtront-ils enfin ton visage, peut-être accepteront-ils d'accueillir l'étranger

--- . ---

désormais plus un mot d'espagnol ni d'anglais ni d'aucune autre langue...j'ai la France qui m'habite comme un être vivant et je ne peux m'exprimer qu'avec ses sons et son esprit...c'est un peu comme une nouvelle naissance...un vrai choix ou un caprice, puisque de toute façon je ne suis de nulle part en ce monde

--- . ---

on ne peut pas patauger tout le temps dans l'immondice comme les cochons -parce qu'on les y a habitués...ce matin je regurgite mes ordures et je butine dans la lumière...

il faut que je m'y force, il faut que je m'envole très haut comme un aigle!

poema-poèmes en prose 15-16/08/12

¿por qué no podemos prever y cambiar todos los futuros posibles? quizá somos un poco miopes o nos dejamos encandilar por el presente!

--- . ---

cette nuit les sorciers joindront leurs energies pour faire monter la sève de toutes les racines et qui remplacera les sangs malades…

la source de la vie c’est la sève subtile, non pas le sang épais des Humains et des bêtes! c’est cette soif sans cesse renouvelée qu’éteignent des soleils millénaires!

cette nuit est enceinte d’un miracle inoui!

--- . ---

et toi, l’ami! surtout pas un seul instant de défaillance, surtout pas le moindre désespoir…nous sommes avec toi depuis la fin jusqu’au début!

--- . ---

ah, les donneurs de sang, de ce flux saccadé, porteur de fange où la mort sommeille d’un oeil toujours ouvert…donnez plutôt votre énergie, votre conscience, en dehors de la loi des médecins, ces apprentis sorciers qui comptent les cellules…en cette nuit se lève un soleil de guérison!

 

Oscar Tortorella, proprietà riservata

vai avanti di una pagina
cultura  |  oscar  |  poesia  |  aggiungi un commento

Logo e suggerimenti grafici: Emilie Barret - HTML : Nino Martino - Sviluppo del sistema di gestione dei contenuti (CMS): Roberto Puzzanghera | login